En amont de l'entretien, on m'adresse un mail contenant une série de 14 questions, exigeant tantôt des descriptions détaillées, tantôt des réponses synthétiques. À l'avant-dernière question, on s'enquiert de mon salaire actuel : une donnée sans intérêt pour le poste et une pratique bientôt illégale...
S'ensuit un coup de fil de trois minutes pour confirmer si mes prétentions salariales sont exactes. Réponse de mon interlocuteur : « Entendu, je valide avec le manager et je vous tiens au courant. » Évidemment, aucune fourchette de rémunération n'était mentionnée dans l'offre.
Deux jours plus tard, je reçois une convocation par mail. Personne ne prend la peine de m'appeler ; c’est impersonnel, mais soit. On m'impose également un test de personnalité AssessFirst de 30 minutes. C’est le genre d'outil qui, selon moi, ne sert qu'à polluer le futur échange de biais cognitifs. Je joue néanmoins le jeu, espérant une bonne surprise lors de la rencontre physique.
Le rendez-vous a lieu à Noisy-le-Grand. L'entretien est décousu, absolument pas préparé par les recruteuses. C’est flagrant : elles passent cinq minutes à chercher mon CV. La suite est une véritable "disasterclass" : aucune structure, aucune préparation, tout se fait au feeling. C'est du recrutement artisanal.
Malgré tout me disant qu'un échange avec le manager pourrait être plus constructif, j’envoie le soir même un mail de remerciements doublé d'un débriefing. Silence radio. Ce n'est que huit jours plus tard que je reçois un refus standard, froid et déshumanisé.
Honnêtement, j’ai rarement vu un processus RH aussi archaïque et négligent envers l’expérience candidat. On comprend pourquoi les recruteurs souffrent encore d'une mauvaise image quand on subit, en 2026, de telles pratiques. C’est regrettable car, sur le papier, l'entreprise semblait prometteuse.